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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 2.1-28
Marc 2.1-17
Dans la maison de Capernaüm, Jésus se fait reconnaître selon le
Ps. 103 v. 3 comme celui qui pardonne toutes les iniquités, qui
guérit toutes les infirmités. À l'égard du paralytique, il
accomplit, et dans le même ordre, les deux parties de ce verset
en témoignage à tous. Oui, celui qui pardonne les péchés — œuvre
spirituelle — et qui en donne une preuve matérielle en
guérissant aussi la maladie, ne peut être que l'Éternel, le Dieu
d'Israël.
Les publicains percevaient les impôts pour le compte des
Romains, ce qui leur procurait à la fois richesse (ils en
gardaient une partie pour eux)… et le mépris de leurs
compatriotes. Mais le Seigneur, en appelant Lévi et en acceptant
son invitation, montre qu'il ne méprise et ne repousse personne.
Au contraire, il est venu pour les pécheurs notoires, ceux qui
ne cachent pas leur état (1 Tim. 1 v. 15). Et il est à table
avec eux, s'étant fait leur ami. Car depuis la chute, l'homme a
peur de Dieu, et le fuit, à cause de sa mauvaise conscience.
Avant de sauver sa créature, le premier travail de Dieu
consistait donc à s'approcher d'elle, à gagner sa confiance.
C'est ce qu'a fait Jésus en s'abaissant jusqu'à rencontrer
l'homme misérable, afin de lui faire comprendre que Dieu l'aime. |
Marc 2.18-28
Si le mot du parfait Serviteur est «aussitôt», celui des Juifs
incrédules est «pourquoi?» (v. 7, 16, 18, 24). Interrogé au
sujet du jeûne, Jésus explique qu'il s'agit d'une marque de
tristesse qui, par conséquent, ne saurait convenir pendant qu'il
était avec eux. Sa venue n'était-elle pas pour tout le peuple un
grand sujet de joie (Luc 2 v. 10)? Puis il saisit cette occasion
pour mettre en contraste les règles et les traditions du
judaïsme avec l'évangile de la libre grâce qu'il était venu leur
apporter. Il est triste de constater que l'homme préfère à
celle-ci des formes religieuses, parce qu'elles lui permettent
de se faire une bonne réputation aux yeux d'autrui… tout en
continuant à faire sa propre volonté. Inversement, le v. 22 nous
suggère que le chrétien est quelqu’un d’entièrement renouvelé.
Si son cœur est changé, s'il est rempli d'une joie nouvelle, son
comportement extérieur doit nécessairement s'en trouver aussi
transformé.
Les pharisiens blâment les disciples parce qu'ils arrachent des
épis le jour du sabbat. L'homme détourne toujours de son but ce
que Dieu lui a donné. Le sabbat était une grâce accordée à
Israël, mais celui-ci s'en est servi comme d'un joug pour
augmenter son esclavage moral (Act. 15 v. 10). |
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