Courtes méditations sur l'Évangile selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles et Traités chrétiens, Vevey
Marc 3.1-35
 

Marc 3.1-19
Une seconde guérison a lieu dans la synagogue de Capernaüm et c'est de nouveau un jour de sabbat (ch. 1 v. 21…). À ce malade dont la main est sèche, le Seigneur demande exactement l'acte qu'il est incapable d'accomplir. En commençant par obéir, l'homme donne la preuve de sa foi et c'est elle qui permet à Jésus de le guérir. Hélas, voyez la dureté de cœur des assistants! Au lieu de se réjouir avec l'homme guéri, et d'admirer la puissance du Seigneur, ces hommes méchants prennent prétexte de ce miracle pour chercher à Le faire périr. Mais lui poursuit son ministère de grâce, et les foules, y compris des étrangers de Tyr et de Sidon (et même des Édomites) continuent d'affluer vers lui pour l'entendre et trouver la guérison. Puis il met à part douze disciples et les établit «pour être avec lui, et pour les envoyer…» (comp. Jean 15 v. 16). Être avec Jésus: immense privilège, et, en même temps, condition indispensable pour pouvoir ensuite être envoyé. Comment accomplir un service sans avoir d'abord reçu ses directions (Jér. 23 v. 21, 22)?
Dans cet évangile chacun des douze est nommé seul, pour nous rappeler qu'un serviteur doit s'attendre directement et personnellement à son Maître pour recevoir direction et secours.
Marc 3.20-35
Toujours prêt à se laisser approcher, le Seigneur permet à la foule d'envahir la maison dans laquelle il est entré, de sorte qu'il recommence aussitôt de les enseigner sans même avoir le temps de manger. Nous qui sommes souvent si peu disposés à ouvrir notre porte à des étrangers, à nous laisser déranger et à changer quoi que ce soit de nos habitudes, prenons exemple sur cet infatigable dévouement et sur ce complet renoncement. Pensons aussi que tel visiteur indésirable nous est peut-être envoyé pour que nous lui parlions du salut de son âme.
Certaines personnes sont troublées par le v. 29. Elles craignent d'avoir prononcé une fois, sans y prendre garde, une parole coupable qui ne pourrait jamais être pardonnée. C'est méconnaître la grâce de Dieu. «Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché» (1 Jean 1 v. 7). Le blasphème contre le Saint Esprit était le terrible péché d'Israël incrédule. Ce peuple attribuait à Satan la puissance de l'Esprit Saint dont Jésus était revêtu. C'était d'une extrême gravité et de plus contraire à tout bon sens (v. 26).
Dans le dernier paragraphe le Seigneur distingue nettement ceux qu'il considère comme membres de sa famille. Faire la volonté de Dieu, c'était (et c'est encore) écouter le Seigneur Jésus.
 

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