Courtes méditations sur l'Évangile selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles et Traités chrétiens, Vevey
Marc 4.1-41
 

Marc 4.1-12
Jésus se tient près de la mer et enseigne les foules en se servant du langage imagé des paraboles. La première est celle du Semeur. Il s'y présente lui-même comme celui qui apporte et répand dans le monde la bonne semence de l'Évangile. Bien que connaissant les cœurs et la manière dont ils recevront — ou ne recevront pas — la vérité, Il donne à chacun l'occasion d'être en contact avec la Parole de vie. L'avez-vous reçue?
Le v. 12 ne doit pas nous déconcerter. Comme si le Seigneur pouvait craindre de voir les hommes se convertir et qu'il soit obligé, malgré lui, de pardonner leurs péchés! Comprenons que c'est du peuple juif dans son ensemble qu'il s'agit ici. Il a accusé Jésus d'avoir un démon, rejetant ainsi le témoignage du Saint Esprit. Un tel péché ne peut lui être pardonné, et Israël sera endurci en tant que peuple (ch. 3 v. 29; Rom. 11 v. 7, 8 et 25). Mais tous ceux qui désirent interroger Jésus «en particulier» trouvent place «autour de lui» (v. 10), aujourd'hui comme alors, pour entendre la révélation des mystères du royaume de Dieu (v. 11, 34; comp. Prov. 28, fin du v. 5). Usons de ce grand privilège et en particulier ne nous privons pas des réunions où nous entourons le Seigneur pour écouter sa Parole.
Marc 4.13-25
Le Seigneur explique à ses disciples la parabole du semeur. Elle est le point de départ de tout son enseignement (v. 13). En effet, pour comprendre celui-ci, il est nécessaire que l'Évangile ait d'abord pris racine dans le cœur.
Même si nous sommes de vrais croyants, craignons de ressembler parfois aux trois premiers terrains, car ce n'est pas seulement la bonne nouvelle du salut que Satan cherche à ravir aussitôt semée. Combien de paroles Dieu ne nous a-t-il pas adressées auxquelles notre cœur n'a pas été sensible parce que nos contacts avec le monde l'avaient endurci comme le chemin (voir ch. 6 v. 52)? Ou bien ne nous est-il pas souvent arrivé d'agir sous l'effet de nos sentiments, jusqu'à ce qu'une épreuve manifeste notre manque de dépendance et de foi (comp. v. 17)?
À l'opposé de l'insouciance, les soucis sont également nuisibles (Luc 21 v. 34)! Avec «la tromperie des richesses et les convoitises à l'égard des autres choses», ils peuvent étouffer un temps la vie spirituelle d'un enfant de Dieu et priver le Seigneur du fruit qu'il aurait dû porter en sa saison (Tite 3 v. 14 fin). «Prenez garde à ce que vous entendez» — recommande le Seigneur Jésus (v. 24). En Luc 8 v. 18 nous lisons: «Prenez garde comment vous entendez». Oui, de quelle manière recevons-nous la divine Parole?
Marc 4.26-41
La parabole des v. 26 à 29 qui correspond à celle de l'ivraie dans le champ en Matt. 13, présente un enseignement sensiblement différent. Il n'est question ici que du travail de Dieu, tandis qu'en Matthieu l'ennemi intervient aussi, à cause de la négligence des hommes qui dormaient. Dans notre v. 27, le grand Semeur lui aussi paraît dormir. Mais en réalité, de jour comme de nuit, sans être vu, il veille sur sa précieuse semence et l'entoure de tous les soins nécessaires pour qu'elle croisse jusqu'à la moisson. Chers amis chrétiens, il peut nous sembler quelquefois que le Seigneur est indifférent, qu'il n'entend pas nos prières, que son œuvre est abandonnée. Mais levons les yeux, comme Jésus invite ses disciples à le faire par la foi. Les campagnes sont déjà blanches pour la moisson (Jean 4 v. 35).
Pour passer à l'autre rive, ce qui correspond à la périlleuse traversée du monde, les disciples ne sont pas seuls. Avec eux, dans la nacelle, ils ont pris le Seigneur «comme il était» (v. 36). Que de personnes se font de Jésus une image fausse et lointaine. «Qui est celui-ci?» demandent les disciples. — Le même qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains, serré les eaux dans un manteau (Prov. 30 v. 4). 
 

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