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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 5.1-43
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Marc 5.1-20
Le Seigneur et les
disciples abordent au pays des Gadaréniens. La première personne
qu'ils y rencontrent est un homme entièrement possédé par des
démons qui le rendent furieux et indomptable. Réalité terrible,
nous avons dans ce forcené le portrait moral de l'homme pécheur,
jouet du diable, entraîné et tourmenté par ses passions
brutales, demeurant dans la mort (les sépulcres), ne pouvant que
se faire du mal à lui-même, et danger pour ses semblables.
Ceux-ci avaient vainement tenté de le réduire à l’impuissance en
le couvrant de chaînes, images des règles morales par lesquelles
la société cherche à réfréner les débordements de la nature
humaine.
Nous nous serions probablement écartés avec effroi et horreur
d'une telle créature. Jésus ne s'en détourne pas. Au contraire,
il va s'occuper de ce malheureux, non pour le lier de chaînes,
comme l'avaient vainement essayé ses concitoyens, mais bien
pour le délivrer de sa misère et de son esclavage.
Les habitants de la ville, eux, ne semblent retenir de ce
miracle que la perte de leurs pourceaux! Sur leur demande le
Seigneur s'en va, mais laisse maintenant derrière lui
un témoin, et lequel? «Celui qui avait été démoniaque». —
N'est-ce pas l'image du temps actuel? Rejeté par ce monde,
Christ y maintient ceux qu'il a sauvés, et leur donne pour
mission de parler de Lui. Comment nous en acquittons-nous (lire
Ps. 66 v. 16)? |
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Marc 5.21-43
Un chef de synagogue,
nommé Jaïrus, a fait appel à Jésus pour la guérison de sa fille.
Mais pendant que le Maître est en chemin, une femme qu'aucun
médecin n'avait pu soulager va secrètement recourir à sa
puissance.
Cher ami, qui a cherché peut-être de divers côtés un remède à
tes souillures morales, Jésus passe encore aujourd'hui près de
toi. Fais comme cette pauvre femme: saisis le bord de son
vêtement (comp. ch. 6 v. 56 fin)!
La femme sait qu'elle est sauvée, et le Seigneur le sait aussi.
Mais il est nécessaire que tous l'entendent; c'est pourquoi
Jésus veut l'amener à vaincre sa timidité, à se faire connaître,
à confesser publiquement «toute la vérité». Ainsi
obtiendra-t-elle, en réponse à sa foi, une parole de grâce
infiniment meilleure que la simple guérison: «Ma fille,
ta foi t'a guérie; va en paix…» (v. 34).
Durant ce temps, la maison de Jaïrus retentissait de
lamentations et de cris de désespoir (sans grande réalité; voir
v. 40). Mais d'une parole Jésus réconforte le pauvre père (v.
36) tournant vers Dieu les pensées de cet homme… et
les nôtres: «Ne crains pas; crois seulement». Puis
d'une autre parole, si touchante que l'Esprit nous l'a donnée
dans la langue même employée par le Sauveur, il ressuscite la
jeune fille. |
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