Courtes méditations sur l'Évangile selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles et Traités chrétiens, Vevey
Marc 7.1-37
 

Marc 7.1-16
Les pharisiens sont jaloux du succès du Seigneur auprès des foules, mais craignant celles-ci, ils n'osent pas lui tenir tête. Alors ils accusent ses disciples comme ils l'ont déjà fait au ch. 2 v. 24. Pour ces hypocrites, la pureté extérieure avait une importance d'autant plus grande que celle de leur conscience les préoccupait moins. Tant il est vrai que la religion sans la sainteté convient parfaitement au cœur naturel. Les pharisiens se souciaient de l'approbation des hommes et nullement de celle de Dieu.
À l'inverse, le but des croyants est avant tout de plaire au Seigneur (voir Gal. 1 v. 10). Et comme Lui regarde au cœur, cela nous conduira à pratiquer un soigneux «nettoyage» intérieur, autrement dit à juger nos pensées, nos motifs et nos intentions à la lumière de la Parole qui met la moindre souillure en évidence.
Jésus montre à ces pharisiens que leurs traditions vont jusqu'à contredire les commandements divins et ceci dans un cas flagrant: celui des égards et du respect dûs aux parents. Insistons sur le danger de la tradition. Faire quelque chose simplement «parce qu'on l'a toujours fait» enlève tout exercice et peut gravement nous égarer. Nous devrions toujours nous enquérir de ce que dit l'Écriture.

Marc 7.17-37
Le Seigneur, qui connaît bien le cœur de l'homme met en garde ses disciples contre ce qui peut en sortir. Ce cœur naturel est aussi le nôtre, mais, Dieu soit béni, il existe un remède à cet état (Ps. 51 v. 10).
Après la constatation qu'il vient de faire, on peut penser quelle joie procure à Jésus sa rencontre avec la femme syrophénicienne. La sévérité dont il paraît user d’abord envers elle va mettre en évidence non seulement une grande foi que rien ne décourage, mais aussi une vraie humilité, car, en contraste avec les pharisiens orgueilleux, cette femme ne fait valoir aucun titre ni aucun mérite; elle prend sa vraie place devant Dieu et accepte le jugement porté sur sa condition (És. 57 v. 15).
C'est ensuite un sourd-muet auquel Jésus rend l'usage de ses sens après l'avoir préalablement mené à l'écart de la foule. Qui aurait eu le droit de se mêler à cette entrevue du Sauveur avec celui dont il s’occupe? La conversion d'un pécheur exige un contact direct, personnel et intime avec le Seigneur (voir aussi ch. 8 v. 23).
Notre lecture s'achève sur le témoignage rendu à Jésus par ces foules: «Il fait toutes choses bien» (v. 37).
Et chaque croyant regardant en arrière devrait pouvoir le confirmer pour son propre compte: Oui, Seigneur, tu fais toutes choses bien!

 

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