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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 8.1-38
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Marc 8.1-21
On peut avoir en
faisant le bien différents motifs plus ou moins
avouables: rechercher de la considération comme les
pharisiens, ou apaiser sa conscience en accomplissant un
devoir social. Et, dans la chrétienté, combien
d'œuvres n'ont pas d'autres mobiles! Mais ce qui ne cessait
d'animer le Seigneur Jésus, c'était sa compassion
pour ces foules qu'il nourrit une seconde fois par un acte de
puissance (v. 2; ch. 6 v. 34). Nos contacts quotidiens avec le
monde, ses convoitises, sa souillure, ont tendance à nous
endurcir. Habitués à voir autour de nous la misère
matérielle, morale et par-dessus tout spirituelle,
nous n'en souffrons plus beaucoup. Mais Jésus conservait un cœur
divinement sensible. L'état du sourd-muet au ch. 7 v. 34 le
faisait soupirer (ou gémir) en regardant vers le
ciel.
Au v. 12 de notre chapitre, c'est l'incrédulité des pharisiens
qui le fait profondément soupirer. Et enfin, la
dureté de cœur de ses propres disciples l'afflige également
(voir aussi ch. 6 v. 52; 7 v. 18). Les deux miracles auxquels
ils avaient participé n'avaient pas suffi à leur donner
confiance en leur Maître (comp. Jean 14 v. 8, 9)!
Combien le Seigneur a souffert pendant sa vie par sympathie,
mais aussi en raison de l'incrédulité, de l'ingratitude des
hommes… et quelquefois des siens! |
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Marc 8.22-38
À Bethsaïda, cette ville dont le Seigneur souligne
spécialement l'incrédulité (Matt. 11 v. 21), il accomplit encore
un miracle en faveur d'un pauvre aveugle. Une double
intervention est nécessaire pour le guérir; et de même c'est
quelquefois progressivement que nous venons à la lumière de Dieu
(Ps. 138 v. 8; Phil. 1 v. 6).
Après cela, Jésus interroge ses disciples sur les opinions qui
ont cours à son sujet. Puis il leur pose la question directe et
capitale: Qui suis-je pour vous? Oui, quelles que
soient les pensées des autres hommes au sujet du Seigneur Jésus,
je dois avoir de lui une appréciation personnelle.
Mais celle-ci n'est que le point de départ du
chemin dans lequel il m'invite à le suivre: celui
du renoncement à moi-même et de la croix où je suis mort avec
Lui.
Certaines personnes éprouvées parlent de la croix qu'elles ont à
porter, ou du «calvaire» qu'il leur faut accepter avec
résignation. Mais ce n'est pas ce que le Seigneur veut dire ici.
Il demande à chaque croyant de prendre volontiers
le fardeau d'opprobre et de souffrance que le monde ne manque
pas de lui présenter s'il est fidèle (Gal. 6 v. 14). «Pour
l'amour de moi», spécifie le Seigneur Jésus, car tel est le
grand secret qui permet au chrétien d'accepter la mort par
rapport au monde et à lui-même (v. 35; Rom. 8 v. 36). |
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