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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 10.1-52
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Marc 10.1-22
Les pharisiens
essayent de mettre Jésus en contradiction avec Moïse sur la
question du divorce. Mais Il leur ferme la bouche en remontant
avant la loi, leur rappelant l'ordre des choses tel
que Dieu l'avait créé au commencement. Le monde a souillé et
gâté tout ce que Dieu avait établi dans sa belle création et en
particulier l'institution du mariage.
La dureté de cœur, l'égoïsme qui conduisent les hommes à
mépriser et à dénaturer tout ce qui touche au mariage, se montre
aussi souvent dans leur peu de considération pour les
petits enfants. Et les disciples n'échappent pas à cet
esprit. Les v. 13 à 16 nous apportent par rapport à Matthieu
quelques détails supplémentaires qui sont bien touchants: Le
Seigneur commence par être indigné de l'attitude
des disciples. Il prend ensuite ces petits tendrement entre ses
bras où ils sont en parfaite sécurité. Enfin il les
bénit expressément (comp. Matt. 19 v. 13, 14).
Dans la scène qui suit, Marc est également le seul à mentionner
un point de toute importance: l'amour du Seigneur
pour l'homme venu le rencontrer. Mais celui-ci y reste
insensible et s'en va, peut-être pour toujours, préférant ses
vaines richesses à la compagnie présente et éternelle de Celui
qui l'a aimé. |
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Marc 10.23-34
Dans l'Ancien
Testament les bénédictions étaient terrestres et les
richesses considérées comme une preuve de la faveur
de Dieu (Deut. 8 v. 18). D'où l'étonnement des disciples!
Ils venaient de voir un homme comblé, donc en apparence béni de
Dieu, aimable, de conduite irréprochable, et qui était disposé à
faire beaucoup de bien. Et le Seigneur l'avait laissé partir.
Vraiment, si de tels avantages ne donnaient pas accès au royaume
de Dieu, qui donc pouvait être sauvé? En effet, leur répond
Jésus, le salut est chose impossible pour les
hommes; Dieu seul a pu l'accomplir.
Le Seigneur condamne ici non les riches, mais «ceux qui
se confient aux richesses». Au reste, aller après Lui
implique inévitablement des renoncements. Mais
s'ils sont consentis pour l'amour du Seigneur et de
l'évangile, ils seront en même temps la source de joies
incomparables, dont la première sera le sentiment de Son
approbation.
Oui, le regard si pénétrant du Seigneur (v. 21, 23, 27) lit dans
notre cœur pour voir si c'est bien ce motif-là qui nous fait
agir. Juste réponse à l'amour de Celui qui a tout
quitté pour nous (voir Zach. 7 v. 5).
Dans ce chapitre, nous trouvons la chair aimable
(v. 17 à 22), présomptueuse (v. 28), timorée (v.
32), jalouse (v. 41), enfin égoïste (v. 35 à 40). |
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Marc 10.35-52
Ne manquons pas de
remarquer la foi de Jacques et de Jean. Ils
savaient que leur maître était le Messie, l'héritier du royaume
et qu'ils y auraient part avec lui. Mais leur demande trahit
l'ignorance et la vanité de leur cœur naturel. Plein de grâce,
le Seigneur réunit ses disciples autour de lui et fait servir à
leur instruction (ainsi qu'à la nôtre) cette intervention
malheureuse des deux frères. Ne comprennent-ils pas qu'ils ont
devant eux le Modèle par excellence de l'humilité,
celui qui, ayant tous les droits à être servi, a voulu se faire
lui-même esclave pour délivrer sa créature et payer
de sa propre vie la rançon exigée par le souverain
Juge? Ce v. 45 a pu être appelé le verset clé de l'évangile, et
il le résume tout entier.
L'Esprit nous montre dans ce chapitre trois attitudes bien
différentes: l'homme que le Seigneur
invite à le suivre et qui s'en va (v. 21, 22);
les disciples appelés eux aussi, qui l'ont
suivi, en tremblant (v. 32) et font valoir leur renoncement
(v. 28); enfin ce pauvre aveugle, auquel Jésus n'a rien demandé
en le guérissant, mais qui, sans un mot, et jetant loin le
vêtement qui pouvait entraver sa marche, le suivit
«dans le chemin» (v. 52).
Observons l'inconstance de la foule qui d'abord reprend
l'aveugle, mais l'instant d'après lui dira: «Aie bon courage…»! |
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