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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 11.1-33
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Marc 11.1-14
Le chemin de Jésus
approche de son terme. Il fait son entrée solennelle à Jérusalem
et se rend au temple où il commence par promener ses
regards de tous côtés sur tout (v. 11) comme pour demander:
«Suis-je ici chez moi?». Ce détail, particulier à Marc, nous
montre que Dieu ne juge jamais hâtivement d'un état de choses
avant de le condamner (comp. Gen. 18 v. 21). Mais qu'ont dû être
les sentiments du Seigneur en voyant à ce point profanée cette
maison de prière!
Il quitte ce lieu souillé et se retire à Béthanie avec le petit
nombre de ceux qui le reconnaissent et qui l'aiment.
Béthanie signifie «maison de l'Affligé» ou
aussi «des figues». Comme souvent dans l'Écriture,
ce double sens nous paraît caractéristique. Au moment où Jésus
est contraint de maudire le figuier stérile qui
représente Israël tel qu'Il l'a trouvé, c'est comme si Lui,
l'Affligé, le Pauvre (Ps. 40 v. 17), rencontrait là, et
seulement là, du fruit pour Dieu (de «bonnes figues» selon
l'expression de Jér. 24 v. 2), consolation pour son cœur, et
avant-goût du fruit du travail de son âme à la croix.
En dépit d'une abondance de feuilles, image d'une belle
religion, «il n'y a pas de figues sur le figuier» d'Israël,
comme le constate le même prophète (Jér. 8 v. 13). |
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Marc 11.15-33
Le Seigneur purifie ce
temple qu'il avait inspecté la veille. Le zèle du parfait
Serviteur le dévore pour la Maison de son Dieu (Jean 2 v. 17).
Le soir venu, il quitte la ville souillée, mais il y retourne le
jour suivant en passant devant le figuier. En réponse à la
remarque de Pierre, Jésus ne souligne pas son propre pouvoir,
mais dirige sur Dieu la pensée des disciples. C'est
comme s'il leur disait: Celui qui m'a répondu est prêt à exaucer
aussi vos prières et à ôter tout obstacle de votre route,
serait-il aussi grand qu'une montagne. Avoir foi en
Dieu, ce n'est pas nous forcer à croire à la
réalisation de nos désirs, c'est compter sur quelqu'un
que nous connaissons, qui nous a fait des promesses et est
fidèle pour les tenir, et qui
nous aime. Mais il est un cas où Dieu ne pourra
absolument pas nous répondre: celui où nous avons «quelque
chose contre quelqu'un». Voilà sur le chemin de nos
relations avec Dieu une montagne infranchissable.
Il faut nous en occuper séance tenante afin de retrouver vers
Lui, et aussi vers nos frères, ces «chemins frayés» du cœur,
dont parle le Ps. 84 v. 5.
Au v. 27 commencent les derniers entretiens du Seigneur, au
cours desquels il va confondre successivement tous ses
adversaires. |
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