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Courtes méditations sur l'Évangile
selon Marc
Source: Chaque Jour les Écritures, Ed. du Dépôt de Bibles
et Traités chrétiens, Vevey
Marc 15.1-47 et 16.1-8
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Marc 15.1-21
L'œuvre de mort doit,
elle aussi, s'accomplir aussitôt (v. 1). Pressés
par l'approche de la Pâque et dans leur hâte d'en finir avec ce
prisonnier qui leur inspire de la crainte, les chefs du peuple
ne perdent pas un instant. Ils conduisent Jésus à Pilate après
avoir lié ces mains qui avaient guéri tant de misères et qui
n'avaient jamais fait que le bien. Devant le gouverneur romain,
le Sauveur à nouveau garde un silence dont les Ps.
38 v. 13 à 15; 39 v. 9 et Lam. 3 v. 28 révèlent les profonds
motifs. Sa prière dans le même moment est: «Je m'attends à toi,…
toi tu répondras, Seigneur, mon Dieu»… et: «c'est toi qui l'as
fait».
Sous la pression des principaux sacrificateurs, tout le
peuple dans sa folie aveugle réclame à grands cris la mise
en liberté du meurtrier Barabbas et la crucifixion de
son Roi. Alors Pilate, voulant contenter la
foule, libère le criminel et condamne celui dont il
reconnaît l'innocence. Voilà jusqu'où peut aller le
désir de plaire aux hommes (Jean 19 v. 12)!
Les soldats brutaux se moquent, feignant de se soumettre à Celui
qui est en leur pouvoir (parce qu'il s'est livré
volontairement). Et l'homme couronne son Créateur des
épines que la terre avait produites comme conséquence de son
péché (Gen. 3 v. 18). |
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Marc 15.22-41
L'homme accomplit le
plus grand forfait de tous les temps. Il crucifie le Fils de
Dieu et ne lui épargne aucune forme de souffrance et
d'humiliation. Le Sauveur est sur le bois d'infamie où le
retient son amour pour le Père et pour les hommes. «Compté parmi
les iniques», comme l'annonçaient les Écritures (v. 28; És. 53
v. 12), il connaît en outre sur cette croix toutes sortes
d'insultes et de provocations. Le monde le rejette, se
condamnant ainsi lui-même; mais voici que le ciel se ferme aussi
comme l'exprime le cri de son indicible détresse: «Mon Dieu, mon
Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?» (voir Amos 8 v. 9, 10). Le
ciel est fermé pour lui afin qu'il puisse
s'ouvrir pour nous. Car c'est pour amener «plusieurs fils à
la gloire», que le chef de notre salut a été
consommé par des souffrances (Héb. 2 v. 10).
Cette page de l’Écriture sainte, sur laquelle notre foi se fonde
avec adoration, constitue le document incontestable qui nous
garantit l'accès du ciel de gloire; accès dont un signe
est donné par le voile qui s'est déchiré.
Et le grand cri du Sauveur expirant est la preuve qu'il laisse
sa vie de lui-même, en pleine possession de sa
force.
C'est le dernier acte d'obéissance de Celui qui
était venu ici-bas pour servir, souffrir et mourir,
donnant sa vie précieuse en rançon pour plusieurs (ch. 10 v.
45). |
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Marc 15.42-47 et 16.1-8
Maintenant qu'est
passée l'heure de la croix où le Sauveur a été seul, Dieu se
plaît à relever l'empressement et les égards de quelques
personnes dévouées qui ont honoré son Fils. C'est
en premier lieu Joseph d'Arimathée qui demande à
Pilate le corps de Jésus et s'occupe pieusement de son
ensevelissement. Puis l'aube du jour de la résurrection nous
montre trois femmes se hâtant vers le sépulcre. Elles étaient de
celles qui «l'avaient suivi et l'avaient
servi», avant d'assister avec douleur à la crucifixion (15
v. 40, 41 ; Jean 12 v. 26). Dans leur désir d'accomplir un
dernier service envers celui qu'elles pensent avoir perdu, elles
apportent des aromates pour embaumer son corps. Mais elles ont à
apprendre l'inutilité de ces préparatifs, car un ange leur
annonce la glorieuse nouvelle: Jésus est ressuscité.
Or il est une autre femme que nous ne trouvons pas au sépulcre:
celle qui au ch. 14 v. 3 avait oint les pieds de Jésus. Était-ce
manque d'affection de sa part? Elle a donné la preuve du
contraire. Mais elle avait su discerner le moment
de répandre son parfum.
Souvenons-nous que le dévouement de l'amour est
d'autant plus agréable au cœur du Seigneur qu'il est accompagné
du discernement de sa volonté et de l'obéissance à sa Parole. |
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